Déforme universitaire
29 Juin 2007
Au Maroc, le futur bachelier doit envisager tout un enfer:
- les sigles d’écoles, de facultés et d’instituts supérieurs composés de l’intégralité de l’alphabet;
- le manque d’orientation, qui doit être entamé (de la part de la famille et du corps enseignant) plus tôt avant l’année terminale même;
- les différentes procédures fastidieuses requises rien que pour une préinscription à ces derniers;
- les délais de dépôt de dossiers très irréguliers;
- l’incompréhension du système modulaire et du tout nouveau LMD;
- l’insuffisance d’universités (une seule partagée par Tanger et Tétouan comme exemple) et leur absence dans plusieurs villes du pays;
- l’insuffisance d’établissements d’enseignement supérieur importants:
- une seule école nationale d’architecture,
- deux établissements pour l’agriculture,
- un seul institut supérieur de tourisme,
- un seul autre de journalisme,
- une seule école supérieure de traduction,
- un seul institut d’action sociale,
- une seule école de sciences d’information;
- voir ses camarades se faire pistonner et accéder facilement à des écoles et facultés prestigieuses, sans passer par les filtres habituels;
- ne pas avoir même l’opportunité de passer de concours dans la plupart des établissements qui annulent ce dernier pour admettre de nouveaux étudiants par le seul critère de la moyenne générale du baccalauréat.
Mais grâce aux informations toujours incomplètes émises par les “orienteurs” (la plupart reçevant les élèves en interrompant leurs cours) et aux sites internet officiels et informatifs mis à jour toutes les années-lumière, les lycéens peuvent demeurer tranquilles et ne se soucier aucunement de ce qui va leur arriver après avoir décroché ce fameux diplôme du bac (que chez nous, à défaut d’être valide à vie, l’est pour deux ans seulement).
En fait, s’ils ne sont pas assez gâtés par leurs familles pour les inscrire dans une école supérieure privée (et le pays en déborde, même si ce n’est pas toujours la bonne solution), les nouveaux bacheliers rejoindront leurs confrères — ô tellement nombreux — à la faculté! Mais cela croyez-moi, est tout à fait une autre histoire.
Commentaires (3)
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c’ vrai la faculté c’est toute une vie une histoire sans fin du va et vien sans rien. en rêve d’un nouveau maroc. félicitation pour le post
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enigma le 06/07/2007 à 10h
Moi ce qui me chagrine le plus c’est ce manque d’informations chez les bacheliers.La plupart des écoles sont inconnues. Elles ne se donnent pas la peine de se faire connaitre auprés de ses futurs étudiants, ne serait-ce que par des affiches.
Comme exemple(je suis pas bacheliére), cette année j’ai passé 2 concours : l’un francais, lautre marocain.chaque concours regroupe plusieurs écoles. une fois le concours francais passé, j’ai commencé a recevoir des brochures de chaque école ou je trouvais toutes les informations: formations, admissions, logement, débouchés, salaire….
or, le concours marocain passé, je vous assure que jusqu’à maintenant je suis pas au courant de toutes les écoles qui y participent et je connais pas grand chose sur celles qui me sont déja connus.Comment justifiez ceci: manque de moyens ou plutot indifférence de la part des concérnés??Moi je me demande comment un bachelier peut-il se retrouver au milieur de ce manque d’informations.
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Celle qui ne regrette rien le 27/10/2007 à 21h
Oui je suis tout à fait d’accord je crois qu’il ne faut surtout pas s’abstenir à faire du premier choix après le bac notre vocation future, de peur que ne nous soyons désullisionnés et affrontés à une réalité trop amère.Moi par exemple j’ai toujours rêvé de faire le métier d’ingénieur comme tous les sciences maths”fiers de l’être”, j’ai opté pour une école d’ingénieurs mais je me suis rendu compte après que ce n’était pas la panacée,maintenant je suis une autre voix totalement différente ,je suis des études de commerce dans une école publique at je puis vous assurer qu’il ne faut pas capituler devant le premier choix”regrétté” après le bac, mais quand on a vraiment des moyens de faire différents des autres on saura sûrement nous faire distinguer.